Le septénaire des vertus

La notion de vertu remonte au monde grec, c’est Platon qui en propose la première systématisation pour constituer les fondements de sa République. 

Dans l’Ancien Testament, c’est l’idée de force et de puissance qui prédomine. 

LE SYSTÈME MORAL REPOSE SUR SEPT VERTUS PRINCIPALES AGENCÉES EN DEUX ENSEMBLES. (Suivant saint Thomas d’Aquin)

Le premier ensemble, chrétien se compose de trois vertus, dites théologales, qui sont :

La Foi, 

L’Espérance 

Et la Charité. 

 

Le deuxième ensemble, trouve ses racines dans la pensée grecque, et est constitué de quatre vertus, dites cardinales, qui sont :

La Prudence, 

La Justice, 

La Force 

Et la Tempérance.

Ces quatre vertus ont été mises en évidence par Platon, Aristote et les stoïciens et se retrouvent dans le Tarot de Marseille. 

Contrairement aux vertus théologales, elles ne sont pas un don  de Dieu mais, acquises par l’intellect et l’expérience.

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La Justice, qui règle l’homme dans ses rapports avec autrui,  est souvent considérée comme une valeur indispensable de la société. Platon en fait une propriété nécessaire à l’accomplissement de la cité idéale tandis qu’Aristote la décrit comme une « disposition qui rend les hommes aptes à accomplir les actions justes ». C’est Thomas d’Aquin qui en donne la définition la plus définitive. Selon lui, elle est une volonté constante et perpétuelle de donner à chacun ce qui lui appartient. 

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La Force. Considérée comme une disposition générale de fermeté, la Force est nécessaire à la pratique de toutes les autres vertus. Amplement célébrée par les Anciens, le christianisme lui donne un accent particulier puisqu’il la fait naître de la faiblesse. La vie Passion du Christ, montre comment la faiblesse de l’homme se convertit en force spirituelle. Et, pour saint Thomas, il appartient à la force de l’âme de supporter courageusement la faiblesse de la chair […] ». Loin d’être seulement une qualité physique, la Force devient une faculté qui permet de surmonter la faiblesse de l’homme et d’accéder à l’Esprit.

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La Tempérance sert de pivot à toutes les vertus qui se rapportent à la modération, à la maîtrise des excès, des pulsions et des passions. C’est une vertu spéciale puisque son rôle est de dompter les élans de la nature. Saint Thomas l’oppose à la gourmandise, à l’ébriété et à la luxure en affirmant que « […] ce sont les plaisirs de la nourriture et de la boisson et les plaisirs sexuels qui sont proprement l’objet de la Tempérance ». Elle remplit un rôle de premier ordre dans la pratique des vertus cardinales car elle apporte mesure et raison au prudent, au juste et au fort.